je vous ajoute la réponse de l’expert du comité de groupe casa pour les CR qui sont consultées, qui va dans le sens de ce que je vous ai proposé :
“Au fond, l’idée de mutualiser les capacités Data-IA n’est pas mauvaise :
– Il y a actuellement une déperdition de moyens, quand on voit le nombre de dépenses portant sur les Data ou l’IA en double, en triple, et la complexité du schéma actuel (entre les dizaines de structures, d’initiatives, de démarches, … ; cf. rapport sur l’IT Groupe) ;
– Sans mutualisation, les divergences technologiques entre entités continueraient de croître (si chaque entité part sur un socle différent sur l’IA, et que l’IA prend une place de plus en plus importante au fil du temps, il sera très difficile de converger ensuite, à l’image des difficultés des dernières années pour faire converger les fondations technologiques des entités du Groupe).
– Recruter des experts IA est difficile, le marché du travail étant très tendu sur ces profils. Avoir une entité dédiée pourrait simplifier les choses (en termes de marque employeur, et pour éviter la concurrence interne sur ces profils).
Mais pour que les CSE puissent rendre un avis qui ne soit pas qu’un avis de principe, il est nécessaire qu’ils puissent en évaluer les impacts humains.
Pour le reste, les grandes questions restent ouvertes :
– Quelles ressources humaines seraient mises en commun ? Quels transferts d’effectifs la mise en place de cette structure implique-t-elle ?
– La cible est d’atteindre 150 ETP interne en 2029. Quelle serait la part de recrutements externes / mobilités à partir des entités du Groupe ?
– Quelle en serait la gouvernance précise (au-delà du contrôle par le COSI et le COSD Groupe) ? Par exemple, comment prioriser / arbitrer entre les besoins forcément différents portés par les différents clients de l’entité ? On voit qu’une instance de priorisation existe, avec des représentants des différentes entités (cf. p. 13), mais on ne sait pas comment elle procèdera.
– Comment s’imbriquera-t-elle avec la démarche ADIA de l’écosystème CR ?
– Qu’implique-t-elle pour CA-TS, qui apparaît comme cliente de la nouvelle structure (page 9) alors que CA-TS dispose aujourd’hui de capacités de développement dédiées à l’IA en interne ?
D’autres questions se posent sur le plan économique, avec ces nouveaux éléments :
– L’apport en capital actuel (150 M€) ne couvre-t-il que les la période 2026-2029, de nouveaux apports étant à prévoir entre 2030 et 2033 ?
– L’idée, en cible, est que l’entité facture avec marge, afin de dégager un résultat et de le conserver pour financer les investissements. Néanmoins, on voit que le point mort n’est planifié qu’à partir de 2030 (et on connaît la tendance à l’optimisme des business plans…) et que le résultat net reste faible ensuite (20 M€ de résultat net, au plus haut, en 2032 et 2033, à comparer avec des investissements de 30 M€ chaque année de 2029 à 2033). Il serait étonnant que les besoins en investissements se ralentissent après 2033. Dès lors, on peut s’attendre à ce que de nouveaux apports soient nécessaires post 2033. La Direction le confirme-t-elle, ou estime-t-elle que cette entité sera auto-suffisante avec 20 M€ de résultat annuel en cible ?
– Le taux de marge sera-t-il uniforme (15% quelles que soient les solutions) ? Sur quelle assiette s’applique-t-il (puisqu’il semble que l’entité ne refacture pas l’intégralité de ses charges, tout du moins dans les premières années) ?
– La Direction indique elle-même que l’inconnue principale a trait au coût des infrastructures (cf. p. 15). Quelle est l’hypothèse retenue dans ce BP ? Quel serait l’impact si les volumes d’investissement nécessaire s’avéraient nettement supérieurs ? Pour ma part, j’avais entendu parler de 300 M€ à investir dans la SCI propriétaire des datacenters, pour répondre aux besoins actuellement générés par l’IA (ce point restait à clarifier par la Direction). En termes de modalités, j’imagine que ce serait refacturé à cette entité (ainsi qu’à CAGIP), mais ce n’est pas clair non plus.
Un point d’attention, aussi, sur le choix de la convention collective Syntec et non bancaire.”


